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Jean Prieur (1914-2016)

Jean Prieur (1914-2016)

Jean Prieur a étudié les doctrines ésotériques et les phénomènes paranormaux à la fois en tant qu'historien et philosophe.


La vie après la mort

Publié par Jean Prieur sur 13 Juillet 2005, 23:00pm

Catégories : #Interviews de Jean Prieur

Comment réagir face à la mort ?
  

Yann-Erick Pailleret: Que peut-on dire à ceux qui ont perdu un être cher ?

Jean Prieur: Il est vivant d'une autre vie. Que l'on soit croyant ou non, la résurrection est un phénomène universel qui peut même s'élargir à tous les êtres de la création (je pense notamment aux animaux que l'on a aimés). Elle ne dépend pas de notre religion et de ses rites mais simplement de la croyance et de la confiance en Dieu. Cependant même les athées ressuscitent et doivent se rendre à l'évidence, quand ils arrivent de l'autre côté: le monde spirituel est une réalité. Même la science actuelle avec ses progrès fantastiques en arrive à démontrer l'existence d'une grande Pensée, pour ne pas dire l'existence de Dieu et de l'âme immortelle. Les athées nient la Création, cette évidence, comment ne nieraient-ils pas l'au-delà qui, lui, n'a rien d'évident mais dont on a toutefois des preuves.

Yann-Erick Pailleret: A propos de preuves, en avez-vous eues ?

Jean Prieur: Les médiums authentiques que j'ai rencontrés m'ont permis de retrouver des membres de ma famille et des amis disparus. J'ai eu aussi de nombreux songes et d'autres signes de présences démontrant l'évidence de la résurrection immédiate. J'ai aussi étudié les textes des différentes religions. Qu'est ce que la religion sinon se relier à l'autre monde? Les textes orphiques, pythagoriciens, platoniciens, bibliques donnent divers renseignements à ce sujet. En outre, je tiens compte des nombreux témoignages et lettres qui me parviennent. Je me base aussi sur l'enseignement des Grands Messagers...

Yann-Erick Pailleret: Ces messagers, qui sont-ils?

Jean Prieur: Albert Pauchard, Pierre Monnier, Roland de Jouvenel, Paqui, Georges Morranier.

Yann-Erick Pailleret: Qu'entendez-vous par résurrection immédiate ?

Jean Prieur: Une opération tout à fait naturelle par laquelle le corps spirituel passe à travers le corps physique et s'élève dans l'espace. Ce très beau phénomène a été non seulement perçu par des médiums, mais aussi par M. et Mme Toulemonde. J'ai les témoignages de plusieurs personnes ayant vu une forme blanche quitter le corps du défunt pour s'élever vers le plafond et disparaître. C'est tout à fait réel.

Yann-Erick Pailleret: Comme pour l'ascension du Christ ?

Jean Prieur: A peu de choses près, bien que son corps fût plus organique que ces vapeurs blanches dont je vous parle. D'ailleurs le Nouveau Testament est très discret, trop discret sur la question.

Yann-Erick Pailleret: Y parle-t-on cependant de la résurrection de la chair ?

Jean Prieur: En aucune façon. Le terme "résurrection de la chair" associé à l'idée de résurrection à la fin des temps a été introduit au sixième siècle dans le "Symbole des apôtres", texte que les apôtres n'ont pas connu. L'Au-delà n'est pas une projection du christianisme sur un écran céleste. "I l y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père" signifie le Paradis est beaucoup plus vaste et ouvert qu'on peut le penser." Il n'est pas réservé aux croyants de telle ou telle dispensation.
Je connais bon nombre de gens qui n'avaient pas la foi mais qui ont mené une vie exemplaire, ayant aimé leur prochain, ils se sont retrouvés dans l'autre vie, très heureux. La foi n'est pas tout. Des gens de grande foi ont souvent été durs et intolérants, certains ont commis des horreurs (Inquisition, guerres de religion, que ce soit chez les Chrétiens ou les Musulmans). La foi sans l'amour n'est rien, c'est l'amour qui l'emportera toujours.

Yann-Erick Pailleret: Gardons-nous notre aspect terrestre dans l'autre monde ?

Jean Prieur: Oui, avec une différence: le corps spirituel n'a plus ni infirmité ni trace de vieillesse. Il ne faut surtout pas s'attendre à se retrouver sur des petits nuages avec une auréole et des ailes sur le dos. C’est de l’Image d'Épinal, du folklore. Les juifs, les protestants et les musulmans ont eu raison de proscrire les images car certaines réalités ne peuvent être représentées.

Yann-Erick Pailleret: Sous quelle forme ressuscitons-nous ?

Jean Prieur: Sous forme humaine, et non, comme Origène le supposait, en globe lumineux. Simplement, on se retrouve dans un corps spirituel qui est l'image transfigurée du corps physique. Pour se faire reconnaître, les disparus peuvent parfois matérialiser certains défauts physiques.

Yann-Erick Pailleret: Les témoignages de E.M.I. (Expérience de Mort Imminente, en anglais N.D.E.) ne donnent-ils pas une vision trop merveilleuse de l'au-delà ?

Jean Prieur: Si, bien sûr ! Cependant ces personnes ont fait un petit tour dans les zones frontières, sans être vraiment décédées. Elles apportent une preuve de l'au-delà, mais cela n'en est pas une représentation complète. En ce qui concerne les vrais défunts, il y a toujours dans les premiers temps une approche euphorique. On ne peut les accabler de reproches. Dans un premier temps le contact est agréable, avec généralement un accueil par des membres de la familles prévenus de leur passage imminent.

Yann-Erick Pailleret: En cas de mort violente, que se passe t-il ?

Jean Prieur: D'après les messages de Pierre Monnier, tué au combat, le mort met un certain temps à réaliser son nouvel état. Il se rend auprès de ceux qui lui sont chers sans comprendre pourquoi il ne peut plus communiquer avec eux. C'est un autre esprit qui lui explique ce qui s'est passé provoquant alors le choc. Ils prient puis le nouveau venu dort un certain temps. Certains défunts refusent d'accepter leur décès. Ils veulent rester dans leur demeure auprès de leurs proches et pour signaler leur présence donnent des coups dans les meubles ou dans les murs. C'est le cas des fantômes et des esprits frappeurs. Inutile de dire que le véritable bonheur ne peut se concevoir que dans les différentes étapes de l'au-delà.

Yann-Erick Pailleret: Que sont ses différentes étapes ?

Jean Prieur: On les appelle aussi "zones","sphères" ou "plans". Les premiers temps cela ressemble assez à la vie sur terre. Ce n'est plus un monde matériel mais substantiel: la matière compacte que nous connaissons disparaît au profit d'un monde de vibrations.

Yann-Erick Pailleret: On parle toujours de lumière.

Jean Prieur: Oui, parce que, comme la lumière, le corps spirituel est composé à la fois de vibrations et de corpuscules. Les philosophes "présocratiques" avaient déjà eu le pressentiment génial de l' "atomisme universel". "Tout est composé d'atomes, même les dieux" affirmait le plus célèbre d’entre eux : Démocrite. En effet il existe des atomes spirituels.

Yann-Erick Pailleret: Le matériel disparaît-il complètement ?

Jean Prieur: Au début peuvent subsister quelques sensations. Certains esprits disent boire un verre, manger, se promener... Mais ce ne sont que des souvenirs terrestres qui disparaissent très rapidement. Les choses relevant de "l'avoir" se perdent -argent, pouvoirs, propriétés, honneurs- mais pas celles qui relèvent de l'être -connaissance, sentiments, souvenirs-. Par contre les sensations de chaud et froid sont tenaces, et l'on parle assez souvent de froid. Les esprits psychique se reposent aussi, comme nous. Sans parler du sommeil réparateur qui intervient dans les premiers temps de l'au-delà. Les matérialistes se "reposent" plus longtemps que les spiritualistes, parfois des siècles.

Marc de Fresac : Les sentiments subsistent-ils après la mort ?

Jean Prieur: L'amitié, l'amour, mais aussi la haine comme la jalousie demeurent. Dans les anciennes civilisations, on craignait plus que tout le courroux des morts. Aujourd'hui il est peu probable qu'un ennemi vous atteigne depuis l'au-delà mais néanmoins prier est nécessaire pour se protéger des influences pernicieuses. La prière n'est pas seulement une demande mais aussi une protection. Il est préférable de régler les conflits de son vivant.

Marc de Fresac : Que se passe t-il après les premières zones de l'au-delà ?

Jean Prieur: L'évolution est progressive. Certains esprits désirent apprendre, s'améliorer, tandis que d'autres ne veulent pas, regrettant la vie sur Terre et ses plaisirs. Pour ces derniers, des cas de réincarnation peuvent intervenir. Mais en règle générale, les esprits sont très heureux d'être dans l'autre monde et ne souhaitent pas revenir parmi nous. Il y a des instructeurs, des anges gardiens ou des êtres semi-divins qui les forment et leur expliquent ce qui les attend. Selon la vie menée l'évolution est plus ou moins rapide.

Yann-Erick Pailleret: Mourir jeune est-il un handicap ?

Jean Prieur: Pas du tout. Une seconde vie nous attend de l'autre côté. Si on n'a pas eu le temps de se réaliser sur terre, on le fait dans l'au-delà. De plus, un court passage sur Terre permet de rester pur et d'éviter les erreurs ou tentations que l'on rencontre dans une vie entière. Pour les jeunes enfants, il en va de même. Ils sont élevés par des esprits féminins dont c'est la vocation. Ils continuent de grandir et de se développer dans l'au-delà. A la mort de leurs parents, c'est un jeune adulte qui les accueillera.

Yann-Erick Pailleret: Les rêves sont-ils un moyen de communiquer avec ceux qui nous ont précédés ?

Jean Prieur: Oui, les songes peuvent nous renseigner sur l'évolution des disparus. On peut aussi recevoir des messages de leur part. Bien que dans ces sortes de vision ils ne parlent pas toujours. Les voir tristes, sombres, dans une ambiance sinistre et grise, est un appel pour que nous pensions à eux. On peut leur apporter beaucoup par la pensée, comme par la prière. On s'entraide, malgré la mort c'est ce qu'on appelle la "communion des saints" ou plus exactement la "communion des croyants".

Yann-Erick Pailleret: Ainsi notre pensée permet de garder le contact.

Jean Prieur: Ils restent présents dans notre cœur par le souvenir, mais pas uniquement, sinon à notre mort ils disparaîtraient. Nos pensées peuvent les aider dans leur nouvelle vie: ce n'est pas la mort qui sépare mais l'indifférence, le contact n'est pas rompu s'il reste l'amour.

Yann-Erick Pailleret: Un moyen de contact connu est le spiritisme. Qu'en pensez-vous ?

Jean Prieur: Malgré le réconfort qu'il peut apporter il faut l'éviter. Il ne faut pas chercher à contacter les esprits. Par contre, s'ils prennent l'initiative de nous parler ou de se manifester, il ne faut pas s'en inquiéter et au contraire s'en réjouir. Il faut recevoir avec reconnaissance leurs messages, mais forcer le contact: non. Cela peut être néfaste des deux côtés. On n'est jamais sûr que la personne qui répond est celle que nous désirons atteindre (il y a beaucoup d'imposteurs dans l'au-delà). Cela peut gêner le défunt dans son évolution en le détournant des nouvelles missions dont il est chargé dans sa seconde vie.

Yann-Erick Pailleret: Dans leurs nouvelles fonctions, peuvent-ils nous aider ?

Jean Prieur: Bien sûr, ils nous guident, nous instruisent, nous protègent, mais de façon discrète. Il faut être attentif à ces "cadeaux de l'au-delà", souvent qualifiés de "coups de chance". Certains signes permettent de déceler ces attestations d'existence " clin d'œil", notamment aux dates anniversaires des défunts (décès, naissance).

Yann-Erick Pailleret: Est-il bon d'aller au cimetière ?

Jean Prieur: Oui, pour entretenir la tombe, mais pas pour y passer ses journées. Il n'est pas bon d'attirer la pensée du défunt sur des lieux qu'il doit oublier. Il est difficile de trouver l'attitude juste. Certains arrêtent la vie à la mort de l'être cher, font de sa chambre un musée et lui rendent une forme de culte. D'autres le néantisent, détruisent ses lettres, ses photos, ses vêtements, et ne parlent plus jamais de lui. Certaines veuves se croient coupables de se remarier, alors que leur conjoint dans l'autre monde voit souvent leur nouvelle union d'un œil favorable.

Yann-Erick Pailleret: Est-ce que la souffrance permet de gagner plus facilement son paradis ?

Jean Prieur: Pas forcément. Cela relève de l'ancien christianisme. C'est l'éternelle question du bien fondé de la souffrance. Il est certain que souffrir est une épreuve à laquelle personne n'échappe et qui n'est pas gratuite. Mais ce n'est pas la peine de la désirer pour son salut. Si on peut l'éviter, c'est bien.

Yann-Erick Pailleret: Êtes vous partisan de l'euthanasie et du suicide ?

Jean Prieur: L'euthanasie dans son principe n'est pas une mauvaise chose, mais elle risque d'être détournée vers des fins redoutables. Quant au suicide, il peut s'apparenter à une maladie. Tout dépend des personnes et du contexte. Bien qu'il soit toujours dommageable d'écourter soi-même sa vie, je ne pense pas que de l'autre côté on nous en tienne rigueur. Mais attention! La vie dans l'au-delà n'en sera que plus dure. Nombreux sont les messages de suicidés qui disent se retrouver dans des zones sombres, être toujours désespérés et souffrir de solitude. Là encore, tout dépend des cas et des personnes. Pour l'avortement, c'est le même principe bien que je sois très réservé sur le sujet.

Yann-Erick Pailleret: Est-il possible de rater sa seconde vie ?

Jean Prieur: La liberté humaine ne s'arrête pas au dernier soupir. On est aussi responsable de l'autre côté. Soit le défunt l'accepte et il évolue, il progresse dans la lumière. Soit il la refuse en regrettant sa vie terrestre, et là, il court le risque de se réincarner. S'il refuse Dieu, s'il refuse d'aimer et de se repentir, alors la seconde vie se transformera en seconde mort. Il disparaîtra dans ce néant qu'il avait souhaité. D'ailleurs il en est question dans "Le livre des Morts" égyptien.

Yann-Erick Pailleret: Est-ce que les évangiles en parlent ?

Jean Prieur: Le Christ dit seulement: "Certains ressusciteront pour la vie éternelle, d'autres pour le jugement".

Yann-Erick Pailleret: Comment se passe ce jugement ?

Jean Prieur: Il intervient peu de temps après la mort. C'est le défunt lui même qui découvre ce qu'il a fait ou manqué et qui décide de rattraper ses erreurs et d'évoluer vers la lumière. Nous risquons de découvrir que l'on a fait plus de mal que l'on pensait. Par exemple, certains se verront reprocher des actes de cruauté envers les animaux. On peut en effet gravement pécher contre ces créatures de Dieu qui nous sont confiées.

Yann-Erick Pailleret: Et l'Enfer ?

Jean Prieur: La seconde mort et le néant sont tout de même préférables à l'enfer et à ses souffrances éternelles. C'est une notion incompatible avec l'amour de Dieu qui heureusement nous donne le temps nécessaire à notre rattrapage.

Yann-Erick Pailleret: Qu'attend-on de nous après ce rattrapage ?

Jean Prieur: On apprend la vérité, celle qui rapprochera de Dieu avec laquelle il se confond. Le but final étant de vivre l'éternité sous Son regard. Le Paradis, c'est notre plus grand amour, nos pensées les plus hautes:" il nous sera fait selon notre foi".

Yann-Erick Pailleret: Il ne faut donc pas pleurer nos morts mais les garder dans notre cœur en attendant de les rejoindre.

Jean Prieur: Il est bien de les pleurer au début. Ensuite, il faut les accompagner par la pensée et la prière dans leur nouveau devenir. Il nous appartient de mener à bien notre vie terrestre pour pouvoir surmonter l'épreuve de la disparition d'un proche. La confiance et la sérénité permettent de mener une vie plus heureuse.

 Propos recueillis par Yann-Erick Pailleret.

 

 

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reveur 19/06/2007 22:08

Ecrit par Onajor :
 
Savoir qu'il y a l'éternité aprés nous peut être une aide sur ce chemin qu'est la vie et seulement une aide : cela ne nous fera pas aimer l'autre davantage; c'est pourquoi ceux qui savent n'insistent jamais sur l'éternité de la vie : ce n'est pas le plus important
 
reveur

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