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Jean Prieur (1914-2016)

Jean Prieur (1914-2016)

Jean Prieur a étudié les doctrines ésotériques et les phénomènes paranormaux à la fois en tant qu'historien et philosophe.


Qui est Roland de Jouvenel ?

Publié par Marc de Fresac sur 11 Novembre 2005, 00:00am

Catégories : #Informations - Questions-Réponses

Au lendemains de la seconde guerre mondiale, Marcelle de Jouvenel dut affronter l’épreuve des épreuves : le décès de son fils unique, Roland, âgé de 14 ans. Désespérée, elle tente de mettre fin à ses jours en se jetant par la fenêtre , mais sent une main invisible la retenir par l’épaule. Plusieurs phénomènes inexpliqués se succèdent. Bien que réticente aux conseils d’une amie, elle finit par accepter d’expérimenter l’ écriture automatique. Les messages qui vont se succéder pendant plusieurs années sont d’une telle force, d’une telle beauté, qu’ils feront jusqu’à nos jours, en France, en Suisse, en Belgique et en Italie, l’objet d’études et de conférences. Cinq petits volumes (édités chez Fernand Lanore) évoquent le lien constant qui exista entre une femme en proie aux doutes et à la solitude, et son fils toujours aimant, parfois sévère, qui lui dicta de nombreux messages. Inlassablement, la main de sa mère traça, sous la conduite de Roland, des textes pour elle-même, mais également pour tous ceux qui ont perdu un être cher. Quelle que soit l’opinion de chacun sur l’Au-delà et sur la réalité de cette expérience, ces messages sont remarquables.

En voici quelques extraits tirés des cinq volumes dont nous recommandons la lecture, édités aux Editions Fernand Lanore (: Au diapason du Ciel, Quand les sources chantent, Au seuil du Royaume, En Absolue Fidélité, La seconde vie).

" Ce que parfois les hommes ne peuvent faire de leur vivant, ils le réalisent de leur ciel. "

" Chacun sur Terre doit déjà forger sa vie future, car la vie éternelle n’est qu’un prolongement. Dis-toi que ta vie humaine n’est qu’une racine en terre, une graine dans l’argile, et que ton éclosion sera au Ciel. "

" Les communications sollicitées ont toujours le caractère d’une provocation ; seul porte le sceau divin ce qui est donné. "

" Le Seigneur donne ou ne donne pas. Votre rôle à vous est seulement de tendre les mains. "

" Les signes ont une répercussion en vous proportionnés à votre degré de chaleur intérieure. Tout dépend du niveau sur lequel vous vivez. Pour recevoir haut il faut se maintenir aux branches les plus élevées. Les signes, il y en a beaucoup, il y en a pour tout le monde, mais c’est la manière dont ils sont enregistrés qui en font des signes reliés ou non. La tonalité d’un accord est la même pour ceux qui écoutent, cependant à l’oreille de l’un elle n’est que du bruit, tandis que pour cet autre elle le hausse jusqu’à un état d’âme supérieur. "

" Il y a dans la solitude nostalgique du rêveur incompris un phénomène de " foisonnement " interne si grand qu’il fait pression sur l’unité (…) A titre égal, tous ceux qui cherchent font partie de l’ensemble, et de la lumière rédemptrice sera également partagée. L’important est de vivre au sommet de soi-même. "

" Il y a un âge pour les âmes, comme il y a un âge pour les hommes (…) la survie prend naissance dans les êtres dès leur naissance ; cette survie est ce double qui vit dans le corps et qui éclôt à la mort. Il ne faut pas croire que les êtres n’ont pas déjà un âge en arrivant ici. Cet âge est calculé d’après leur évolution intérieure. Il y a des vieillards qui naissent à leur mort et des jeunes qui arrivent chargés de science millénaire. Le double en vous est comme le parfum d’une fleur. Pourquoi y en a-t-il qui embaument ? Réfléchis au mystère de la flore, à tout ce qui se joue dans ce mystère : le climat, la qualité de la terre, et bien d’autres éléments encore, indispensables pour la rareté des effluves. Pour l’âme il en est de même ; tout a une importance. Et c’est parce que l’âme se développe comme une plante que vous devez cultivez vos climats intérieurs. "

" Toute concrétisation est une vision fausse. Vous avez tous raison et tous tort, car le paradis pour chacun ressemblera à son paradis intérieur, puisque de l’autre côté de vous-même, c’est encore vous-même, vous n’échapperez pas à votre identité. "

" L’essentiel dans une vie doit être la foi. La valeur que doit avoir la foi est la suivante : imagine une pièce toute noire avec, au centre, une étoile. Sous l’ombre, mille objets peuvent se cacher ; seul le point lumineux brille. Si tu n’as pas la foi, tout ton être intérieur tombe en poussière, ton royaume mystique est en cendres, tu vis dans les décombres du matérialisme. La foi, c’est ta boussole spirituelle. Elle te guidera vers Dieu ; elle sera aussi pour ton corps comme la voile d’un bateau. Et lorsque, après la mort, la brise céleste soufflera, tu te trouveras sans effort transportée au royaume des anges. "

" Si les hommes croyaient en la survie, la face du monde serait changée. "

 

 

Cette phrase de Roland mérite quelques développements.
C’est ce qu’a fait Jean prieur :

Si les hommes croyaient en la survie, beaucoup moins nombreux seraient ceux qui pensent : " Tout est permis, tout est possible, il suffit de ne pas se faire prendre ; et même si l'on se fait prendre, qu'est-ce qu'on risque ? La justice humaine est si arrangeante, si laxiste, la boiteuse est si bonne fille."

La face du monde serait changée : le mal serait moins arrogant, moins sûr de lui, à l'idée de rencontrer un jour cette justice aux balances exactes qui a pour nom : loi de cause à effet. Messieurs les assassins, poseurs de bombes, preneurs d'otages, bourreaux et violeurs d'enfants, seraient au moins retenus par la peur de se retrouver, de l'Autre Côté, dans les angoisses infligées à leurs victimes. Les bourreaux d'animaux sauraient, eux aussi, qu'ils auront des comptes à rendre.

La face du monde serait changée : le crime de sang serait plus rare. Plus rare aussi le crime mental, qui consiste à détruire psychiquement un être par la critique incessante, l'humiliation, la calomnie. Le crime mental, qui échappe entièrement à la justice humaine, est encore plus révoltant que l'autre, parce qu'il ne prend aucun risque, s'étale sur des années et parfois sur toute une existence. C'est le crime parfait, seulement parfait sur la Terre.

La face du monde serait changée : ceux qui ont opté et œuvré pour le mal seraient en partie freinés. En revanche, ceux que le malheur accable se diraient:" Je suis dans le creux de la vague, bientôt j'émergerai et, si les beaux jours ne surviennent pas ici, ils surviendront dans l'autre vie, infiniment plus longue que celle-ci."

Les aveugles, les sourds, les handicapés, les paralysés, supporteraient mieux leur épreuve en sachant qu'elle est provisoire et que, dans un corps spirituel délivré de toute infirmité, ils verront, ils entendront, ils marcheront. Et là-bas, les aliénés recouvrent la raison.

La tentation du suicide disparaîtrait, puisque ce geste ne débouche pas sur le néant, puisque l'on retrouve Là-bas les problèmes auxquels on croyait échapper. La drogue, ce suicide partiel, ferait moins de ravages, car il faut savoir que la souffrance du manque est terrible de l'Autre Côté.

L'Au-delà, quoi qu'en pense certaine littérature qui fait dans le bleu et le rose, ce n'est pas Alice au pays des merveilles, ce n'est pas davantage Disneyland. Tout le monde n'est pas beau là-bas, et tout le monde n'est pas gentil.

Si les hommes croyaient en la survie, les prophètes de l'absurde et l'existentialisme athée auraient eu dans les années 50 moins de zélateurs. Les fanatiques , les fondamentalistes, les barbus de tout poil mettraient en ce moment une sourdine à leurs clameurs et ne feraient plus haïr le nom sacré de Dieu.

La vieillesse ne serait plus une période de stagnation et d'anxiété, mais le temps précurseur de la nouvelle naissance, l'attente du renouveau et du recommencement. " Il y a tant de choses à faire, dirait la personne âgée, avant que je m'en aille et que je disparaisse. "

Ceux qui ont perdu un être aimé, principalement un être jeune, continueraient, certes, à être déchirés sur le moment : un enfant qui meurt c'est la fin du monde. Mais l'apaisement viendrait plus vite et il aurait bientôt les caractères de la joie.

Si les hommes croyaient en la survie immédiate et concrète, ils comprendraient le sens intime des Ecritures, elles ne leur apparaîtraient plus comme des récits mythologiques, comme des recueils de dogmes incompréhensibles ; elles auraient enfin à leurs yeux un contenu objectif. Les religions, qui se présentent la plupart du temps comme des écrans entre Dieu et ses créatures, seraient enfin fidèles à leur vocation, qui est d'apporter au monde les paroles de la Vie éternelle et universelle.

Bref, si le hommes croyaient en la survie, la mort ne serait plus synonyme de fin et d'anéantissement, le mal serait moins mauvais, le bonheur moins fragile, les épreuves moins lourdes, la Révélation plus claire et la vie plus vivable, qu'elle soit quotidienne ou internationale.

Tous ces thèmes ont été développés par Jean Prieur dans plus d'une trentaine de livres.

Nous vous conseillons, particulièrement :

" Les Tablettes d’or, autour de Roland de Jouvenel et des ses messages " aux éditions Sorlot-Lanore.



Commentaires:

Olivier, de Paris:

Monsieur,
 En ce moment, je suis en train de lire la série des livres de Marcelle de Jouvenel que vous avez préfacés et je découvre avec plaisir que vous avez un blog.
 Lorsque Marcelle de Jouvenel faisait allusion à ses visites dans la chapelle de son fils défunt, s'agit-il bien d'une chapelle funéraire dans un cimetière, et pas d'une chapelle dans une église ? Dans quel cimetière ? Je suis né à Paris et j'ai passé bien du temps à les explorer comme témoins du passé.
J'ai lu il y a plus de trente ans un de vos livres sur la vie après la mort et je n'ai jamais oublié le bien qu'il m'a fait, me confortant dans l'espérance chrétienne apprise en famille.
Avec mes remerciements et en vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.

 
 
C'était une chapelle à l'intérieur de l'église Saint Roch où le cerceuil de Rolland est resté à titre exceptionnel pendant 25 ans  (de 1946 à 1971). Depuis le  décès de sa mère(Assomption 1971), les deux corps se trouvent à la sépulture Hautoy au cimetière du Père Lachaise.
Merci pour votre lecture assidue. 
Jean Prieur.


Olivier, de Paris:

Merci, Monsieur, pour votre réponse à propos du destin post-mortem de Roland de Jouvenel à Saint Roch. Je me demande à quel titre il a bénéficié pendant aussi longtemps de cette mesure exceptionnelle. Pusique vous devez connaître la localisation de la sépulture Hautoy (chapelle ou caveau) au Père Lachaise, merci de me la donner. J'y passerai lors d'un voyage à Paris, c'est un endroit que je connais bien, une partie de mes ancêtres maternels y reposent depuis le début XIX°. Je suppose que Marcelle a été définitivement délaissée par son époux, fils d'Henry de Jouvenel, époux temporaire de Colette, puisqu'elle ne repose pas dans une sépulture Jouvenel. Peut-être existe-t-il une biographie de Marcelle ? Des détails dans vos"Tablettes d'or" ?
 
J'ai retrouvé le titre de votre livre qui m'avait fait tant de bien en 1970 après la mort de ma grand-mère. C'est Les témoins de l'invisible. Avec celui du Dr Moody La vie après la mort, votre livre m'a apporté un complément indispensable à mon éducation catholique.
 
Bien à vous.


Cette chapelle (véritable monument entretenu par la ville de Paris, avec des chouettes aux quatre coins de la toiture) est facilement détectable car à l'angle de deux grands chemins dont le chemin Hautois (voir
http://www.pere-lachaise.com )
Je vous confirme que Marcelle a bien été délaissée par son époux mais elle ne voulait pas  divorcer. Colette a été la femme d'Henri de Jouvenelle (marié pécédemment à Madame Claire Boas de Jouvenelle) d'où le scandale de sa liaison avec son beau-fils : Bertrand.  Marcelle de Jouvenel m'a dit un jour en faisant allusion au sentiment que Colette a eu pour son mari Bertrand en transposant avec "le blé en herbe" : " Notre histoire, ce n'est pas "Chéri" mais c'est "Le blé en herbe". Elle n'a pas divorcé,  elle restait attachée au nom de Jouvenelle car c'était celui de Rolland, son seul enfant.
Ce sont les cousins de Marcelle, Monsieur et Madame Prat qui ont receuilli les deux corps ( la mère et son fils) dans cette chapelle. Le corps de Roland  était effectivement resté 25 ans à l'église Saint  Roch, permettant ainsi à sa mère de s'y rendre tous les jours car habitant non loin de là (194 rue de Rivoli).
Il n'y a pas de biographie de Marcelle, seules les "tablettes d'or" apportent  des informations à son sujet.
Cordialement
Jean Prieur.

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Francis (Aix en Pce) 13/11/2016 12:06

Bonjour Mr Prieur,
Si je devais imaginer le monde de l'Au delà, je le verrais parfait car Amour.
Vous dites dans l'article "qui est Rolland de Jouvenel ?" la phrase suivante:

"L'Au-delà, quoi qu'en pense certaine littérature qui fait dans le bleu et le rose, ce n'est pas Alice au pays des merveilles, ce n'est pas davantage Disneyland. Tout le monde n'est pas beau là-bas, et tout le monde n'est pas gentil."

Pouvez vous svp préciser votre pensée par rapport à cette phrase ?
Je suis très intéressé par vos livres, je vais les étudier avec grand intérêt...

Merci pour tout

Francis (Aix en Pce) 13/11/2016 12:04

Bonjour Mr Prieur,
Si je devais imaginer le monde de l'Au delà, je le verrais parfait car Amour.
Vous dites dans l'article "qui est Rolland de Jouvenel ?" la phrase suivante:

"L'Au-delà, quoi qu'en pense certaine littérature qui fait dans le bleu et le rose, ce n'est pas Alice au pays des merveilles, ce n'est pas davantage Disneyland. Tout le monde n'est pas beau là-bas, et tout le monde n'est pas gentil."

Pouvez vous svp préciser votre pensée par rapport à cette phrase ?
Je suis très intéressé par vos livres, je vais les étudier avec grand intérêt...

Merci pour tout

Christophe Labédan 13/06/2007 08:17

Bravo pour ce blog vraiment passionnant que je découvre aujourd'hui!Bonne continuation, je vais vous lire avec beaucoup d'interêt :)

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