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Jean Prieur (1914-2016)

Jean Prieur (1914-2016)

Jean Prieur a étudié les doctrines ésotériques et les phénomènes paranormaux à la fois en tant qu'historien et philosophe.


L'invisible et l'infiniment petit (suite et fin)

Publié par Jean Prieur sur 9 Juillet 2005, 19:11pm

Catégories : #Conférences

LES ATOMES ET LA VIE IMMORTELLE
Par Jean Prieur

III

Le retour des atomistes grecs

Thalès:
A la fois mathématicien, physicien et astronome, Thalès de Milet, le plus ancien des Sept Sages, est le premier à avoir émis l’hypothèse de l’atome:
"Les corps disait-il, sont des assemblages momentanés de corpuscules, indivisibles, unis entre eux par une énergie cohérente;"
Nous avons vu que les savants russes ont donné le nom de corps bioplasmique, à cette énergie cohérente qu’ils avaient constatée en examinant les photos Kirlian.
"Tout est plein de dieux." disait encore Thalès qui était aussi métaphysicien. Mais au-dessus de ces dieux, il reconnaissait l’existence d’une Puissance suprême: "Theos, Dieu est le plus ancien des êtres, Dieu est sans fin et sans commencement. La plus belle chose, c’est le monde, puisque Dieu l’a faite; la plus grande, l’espace, puisqu’il contient tout; la plus prompte l’esprit, car il parcourt l’univers entier."
Avec majuscule, c’est l’ Esprit de Dieu; sans majuscule, c’est l’esprit humain; dans les deux cas, nous l’avons vu, l’esprit est prompt. Voici pour la première fois le pneuma associé à l’idée de rapidité. Espace, esprit, on aurait envie d’ajouter espérance. C’est ce que fait Thalès qui en donne cette belle définition: "La chose la plus commune au monde est l’espérance, car elle demeure à ceux qui n’ont plus autre chose."

Pythagore:
Lui aussi, croyait au Grand Dieu, aux divinités secondaires et aux atomes. Oublions ses titres de gloire: son théorème, sa table de multiplication et son système décimal pour ne retenir que sa fantastique intuition: "Tout est nombre !" Tout est nombre d’atomes.
La science moderne lui a donné raison sur tous les points: à présent, chaque corps simple a son nombre atomique, chaque être vivant son nombre chromosomique, chaque couleur, chaque son musical son nombre de vibrations.
L’âme, elle aussi, est un nombre, donc quelque chose d’organisé et d’organique; l’âme est un organisme ayant la forme humaine, ce n’est pas une entité spirituelle abstraite. Ce double subtil du corps est la demeure d’un esprit immortel, et c’est là que Pythagore se sépare de Démocrite et de ses épigones.
L’esprit immortel, venu de Dieu, anime le corps subtil qui anime à son tour le corps physique. Le pneuma développe et transforme à son image cette psyché qui est composée d’atomes de la nature du feu. Pythagore les appelle atomes solaires comme il appelle le corps d’esprit corps de lumière.
Ces atomes solaires sont les frères aînés de ces photons, grains ou quanta d’énergie lumineuse qui se propagent comme de véritables projectiles matériels à la vitesse de 300000 kilomètres/seconde dans le vide.

Anaxagore:
A la différence des autres philosophes ioniens qui, tous, ramenaient la nature à un petit nombre d’éléments primitifs: air, eau ou feu, Anaxagore y voyait une multitude infinie de particules élémentaires dont le mélange donnait la vie aux divers corps." Toute chose, disait-il, existe depuis toujours, est divisible à l’infini." Alors que les autres atomistes de l’Antiquité, comme les physiciens du début du XXème siècle, restaient persuadés que l’atome était une réalité ultime, absolue, impossible à briser.
"La plus petite portion de matière contient une part des autres éléments, excepté le Noûs. Toute chose est ce qu’elle contient en majeure partie. Le Noûs, ou Intelligence, est le principe du mouvement qui anime la nature et de l’unité qu’elle tend à réaliser. Le Noûs est simple, individuel et sans mélange. La nature est incapable de se mouvoir par elle-même."
Donc, en plus du principe vital, purement physique, affirmé par Thalès et son école, Anaxagore avait détecté un principe essentiellement spirituel.
De cette unité de la vie, de cette même origine des êtres, Anaxagore s’élevait tout naturellement vers la conception d’un Dieu unique, souverain, créateur et régulateur de l’univers; le monde était dû à son intelligence suprême, éternellement agissante et toute puissante. Le Noûs était donc bien proche du Logos.

Anaxagore s’était rendu à Athènes et fut le premier à y ouvrir une école philosophique. Il eut pour élèves quantité de gens illustres: Thucydide, Empédocle, Périclès, et surtout Démocrite qui devait développer son système. Ce pionnier enseignait que les étoiles sont des soleils dont nous ne sentons pas la chaleur parce qu’ils sont trop loin. Il donnait une théorie correcte des éclipses, il précisait que la Lune est composée des mêmes matériaux que la Terre; ce qui fut vérifié en 1969, et qu’elle a comme la Terre des montagnes et des habitants, seul point sur lequel il se soit trompé.
Un jour, il déclara que le Soleil était une sphère minérale incandescente. Cette boule gigantesque en fusion était plus vaste que le Péloponnèse. Horreur, blasphème et sacrilège! Seule la mort était capable d’expier un pareil forfait. Anaxagore ne dut son salut qu’à l’intervention de Périclès et la sentence de mort fut commuée en sentence d’exil. S’il avait vécu en Europe chrétienne, il aurait été brûlé vif. Fuyant Athènes, son intolérance et son obscurantisme, Anaxagore se réfugia à Lampsaque, où il continua d’enseigner son étonnant système. Le voici en résumé:
Les êtres et les choses sont composés de particules infinitésimales, infinies en nombre, et libres en arrangement. Ces particules étaient au commencement les semences de tout ce qui prit forme par le processus d’union et de séparation. Ce processus est l’ œuvre du Noûs qui gouverne l’ensemble et qui n’est pas incorporel: " Le monde est une grande pensée. "

La Gnose de Princeton aboutit aux mêmes résultats:
"Le monde est dominé par l’Esprit, fait par l’Esprit, conscience cosmique qui constitue la matière et qui en est l’étoffe."

Anaxagore différait de ses prédécesseurs parce qu’il regardait le Noûs (Intelligence, Esprit) comme une substance qui entre dans la composition des êtres vivants. Seul le Noûs, qui est commun aux hommes et aux animaux, les distingue de la matière inanimée. Au nom de l’unité de la vie, il enseignait la réalité de l’âme animale, âme intelligente..
Pour Anaxagore, l’âme animale était de même origine que celle de l’homme, la différence étant de degré et non de nature: " Il n’existe pas plus de différence entre l’esprit d’un animal et celui d’un homme qu’entre le corps de cet animal et celui de cet homme."

Le Noûs a du pouvoir sur tout ce qui existe. Il est autonome, infini; au-dessus de cette fantastique multiplicité des êtres, il assure l’unité. Anaxagore aurait pu conclure comme le cosmologiste Eddington:
"Le monde est fait de matériau mental."

Leucippe:
Aux philosophes mathématiciens précités: Thalès, Pythagore et Anaxagore, qui étaient tous les trois spiritualistes et crypto-monothéistes, succédèrent Démocrite et son maître Leucippe. On sait très peu de choses sur ce dernier, mais ce très peu tient en une phrase de Théophraste, lui-même disciple d’ Aristote:
"Leucippe posait en principe que la substance des atomes était compacte et pleine. Il les appelait ce qui est, alors qu’ils se mouvaient dans le vide qu’il appelait ce qui n’est pas, tout en affirmant que le vide est aussi réel que ce qui est."

Les atomistes d’aujourd’hui disent que s’il n’y avait pas d’espace entre les atomes, toute l’humanité tiendrait dans un dé à coudre. Pour eux, le vide sans densité est la matière première de tout ce qui existe.

Pour faire comprendre aux lecteurs de Dieu et la science (Grasset) que l’univers est essentiellement composé de vide, Igor Bogdanov, qui est comme son frère Grichka, docteur en astrophysique et en physique théorique, expose avec sa clarté habituelle sa parabole de la clé:
"Imaginons que notre clé grandisse, jusqu’à atteindre la taille de la Terre. A cette échelle, les atomes qui composent la clé géante auraient à peine la taille de cerises.
Mais voici quelque chose d’encore plus étonnant. Supposons que nous prenions dans la main l’un de ces atomes de la taille d’une cerise. Nous aurions beau l’examiner, même à l’aide d’un microscope, il nous serait absolument impossible d’observer le noyau, bien trop petit à une telle échelle. En fait, pour voir quelque chose, il va falloir à nouveau changer l’échelle. La cerise représentant notre atome va donc grandir à nouveau pour devenir un énorme globe haut de deux cents mètres. Malgré cette taille impressionnante, le noyau de notre atome ne sera pourtant pas plus gros qu’un minuscule grain de poussière. C’est cela, le vide de l’atome."

Personnellement, je trouve cela terrifiant.

Démocrite:
L’idée du vide lancée par Leucippe devait être reprise et développée par Démocrite.

Les conclusions des atomistes d’aujourd’hui ne l’auraient pas surpris: ce qu’on appelle matière solide n’est en réalité qu’un immense désert où circulent quelques parcelles d’électricité. Les espaces entre les atomes sont proportionnellement aussi grands que les espaces entre les planète et les étoiles.

Contrairement à son autre maître, Anaxagore, Démocrite ne voyait dans l’univers aucun Noûs, aucun Logos, aucune Grande Pensée. C’est lui qui, avec son Hasard omnipotent, orienta l’atomisme grec vers le matérialisme. Selon lui, tout ce qui existe se compose de principes subsistant par eux-mêmes. Ces principes sont, d’une part, les atomes indestructibles, éternels, incréés, infinis en nombre et en durée, gouvernés par des lois purement mécaniques, et d’autre part, le Vide, notion tout à fait moderne. Sans le Vide on ne conçoit aucun mouvement. Le Vide doit absolument exister sans quoi la formation du monde serait impossible. Il n’y a de réel que le Plein et le Vide, que la matière et l’espace. La matière est illimitée en étendue, comme les atomes sont infinis en nombre. Ils se rassemblent puis se dissocient, puis se rassemblent de nouveau pour constituer d’autres formations. Mais ils ne sont pas identiques et d’une seule espèce, ils différent pour chaque élément: terre, eau, feu, corps humain, corps animal ou végétal.
Les atomes sont sans cesse en mouvement, il n’existe pour eux ni haut, ni bas: leur mouvement est à la fois attraction et répulsion. De leur union et de leur séparation alternatives naissent tous les corps qui varient en étendue, en qualité et en forme, selon les variations de leur danse. Les mondes qui planent dans l’espace suivent les mêmes lois.

J’ai bien dit les mondes; en effet, Démocrite, une fois de plus d’accord avec la science de pointe, croyait en cette pluralité qui envoya Giordano Bruno au bûcher. L’origine des mondes était due, elle aussi aux milliards de milliards d’atomes libres en arrangement et abandonnés au Hasard, ce Non-Dieu.
En effet, Démocrite rejetait le Noûs universel, la Pensée cosmique, autrement dit le Créateur, mais il ne niait pas l’existence de l’âme individuelle. L’âme, qu’elle fût humaine ou animale, était composée des atomes les plus légers, les plus subtils, les plus mobiles, les plus chauds. Ces particules, parfaitement sphériques, circulaient incessamment à travers tout le corps. Mais elles étaient surtout présentes dans le cerveau et dans le cœur, ce que confirment les messages de haut niveau et les visions des mystiques. Elles étaient, je devrais dire, elles sont en vibrations perpétuelle.

Puisque l’âme se présentait comme un système atomique, la pensée, comme la perception, devenait un processus purement physique, un mouvement capable d’engendrer d’autres mouvements.
Cette conception de l’âme constituée, elle aussi d’atomes, sphériques comme les atomes du feu, conduisit Démocrite et ses épigones, Epicure et Lucrèce, à la négation du monothéisme et de l’immortalité.

On objectera que les philosophes de la mouvance de Pythagore croyaient eux aussi à la constitution atomique de l’âme. Où est la différence ? Pour les spiritualistes grecs, au moment de la mort, le corps subtil maintenait les atomes groupés selon un schéma stable, tandis que pour les matérialistes, les atomes reprenaient chacun sa liberté et se perdaient dans l’espace. Démocrite qui était un foisonnement d’idées en avait lancé une qui m’a inspiré le présent travail: "Tout est composé d’atomes, même les dieux. Leur immortalité n’est due qu’à des combinaisons supérieures." Ces dieux atomiques m’ont rappelé que le corps spirituel, appelé à devenir corps de gloire, est de la nature de la lumière.

Les dieux! Les daïmônès! dans l’ Antiquité païenne et même chrétienne, ce terme recouvrait la multitude des êtres spirituels, bons ou mauvais, puissants ou non, qui hantaient l’atmosphère terrestre. Parmi eux se trouvaient les hommes qui ont quitté ce monde ayant accompli ou non leur régénération.
Il pressentait une substance plus parfaite et plus fine que toutes les autres qu’il nommait d’un terme neutre: to theion, le divin. Répandu dans tout l’univers, le divin de Démocrite ne renvoyait pas à un Dieu personnel et providentiel. On peut croire aux dieux, aussi mortels que les humains, sans croire pour autant en l’ Éternel Dieu.

Après Démocrite:
Cependant, d’Akhénaton à Xénophane, de Pythagore à Plotin, l’ Antiquité éclairée a toujours très bien fait la différence entre, d’une part, les daïmônès, les esprits, les génies, les dieux humains, trop humains; et, d’autre part, le Dieu unique, le Dieu suprême ou Souverain Bien, le Dieu du Ciel, révélé par Moïse, Jésus et Mahomet, pressenti par Hermès et Plotin.
Disciple de ce dernier, le néo-platonicien Porphyre, qui enseignait à Rome dans le dernier tiers du IIIème siècle, résumait la situation en disant: "Les religions adorent les dieux, la philosophie adore Dieu. Les religions n’adressent leur culte qu’à des dieux inférieurs ou à des daïmônes. La philosophie transcende les uns et les autres parce qu’elle est le culte du Dieu suprême, dont le philosophe est le prêtre. Ce culte ne consiste que dans l’offrande d’une pensée purifiée de tout ce qui est visible et perceptible. Il conduit à l’union avec l’ Être suprême et transcendant, dès aujourd’hui, et provisoirement en des moments d’extase, puis définitivement après la mort."

Le Dieu des philosophes qui est le Dieu cosmique et non le dieu de la tribu ne se préoccupe ni de nos barbes, ni de nos cheveux et encore moins de notre prépuce. Que lui importent ! Le voile, le maquillage et le clitoris de nos femmes? La distinction entre animaux purs et impurs est une offense à la création.
Un tel culte en esprit et en vérité excluait les sacrifices d’animaux, la circoncision et l’excision, les rites alimentaires, les prescriptions absurdes, les moulins à paroles, les moulins à prières, les processions folkloriques, les masques, les danses et les déguisements.

C’est intentionnellement que Porphyre opposait les religions issues des mythologies extravagantes à la philosophie, une, unique, planétaire et à base scientifique.

L’atomisme génial d’ Anaxagore et de Leucippe fut repoussé par Platon qui aurait voulu jeter au feu toutes les œuvres de ce dernier. Il revient à la vieille théorie des quatre éléments: Feu, Terre, Air, Eau, qui étaient censés constituer la matière à l’aide des forces de l’ Amour et de la Haine, abstractions qui n’avaient pas plus de réalité que les dieux de l’Olympe. Il fit retour aux spéculations mythologiques dont les philosophes d’Ionie ,si novateurs et si modernes, avaient libéré la pensée.

Platon dont l’ Occident a fait grand bruit était en recul par rapport à Thalès, à Pythagore et aux atomistes d’Ionie. Ils ont cru à l’époque où un inconnu censé être Moïse rédigeait la Genèse et le Livre de Josué. Un exemple de régression: Platon expliquait la vision par l’existence des rayons séparés issus de l’œil et frappant les objets, tandis que Démocrite enseignait que les corps lumineux émettent des particules qui viennent sensibiliser l’œil.

Aristote reprit la théorie des quatre éléments, il en ajouta un cinquième, qu’il nomma éther, fluide hypothétique grâce auquel, jusqu’aux XVIIIème et XIXème siècles, on expliqua la propagation de la lumière. Cependant, il eut le mérite d’introduire la notion de transmutation de la matière, pressentie par les alchimistes et aujourd’hui réalisée.

(Aujourd’hui, on distingue la transmutation naturelle, c’est la radio-activité, et la transmutation provoquée qui consiste à transformer un élément simple en un autre par modification du nombre de ses protons.)

Aristote introduisit, donc, la notion de transmutation de la matière qui égara les alchimistes dans la recherche de la pierre philosophale et les théologiens à la suite de Thomas d’Aquin. Certes, ce dernier connaissait la doctrine du corps subtil mais il décida de ne pas la retenir de peur de matérialiser l’âma. Son exact contemporain, saint Bonaventure fut un des derniers à voir en l’âme un corps d’esprit Platon et Aristote, dont la gloire éclipsa celle d’Anaxagore et de Démocrite, ont fourvoyé la pensée européenne en des impasses dont elle vient seulement de sortir.

" En rejetant l’atomisme dont le parachèvement eût à coup sûr conduit à d’importantes conséquences au cours de l’Antiquité, Aristote entrava pour vingt siècles les progrès de la science." (Arthur Marchin : "La physique moderne et ses théories.")

 

IV

LES QUARANTES GLORIEUSES

Il aura donc fallu attendre vingt cinq siècles et la révolution de la physique moderne pour que les intuitions des atomistes grecs fussent vérifiées par les hommes des quarantes glorieuses.
Ces années qui mettent au point les concepts fondamentaux de la physique moderne commencent avec Röntgen qui découvrit en 1895 les rayons X dont il étudia les propriétés les plus importantes. Elles se poursuivent avec Henri Becquerel qui, en 1896, découvrit la radio-activité en étudiant les sels d’uranium, ainsi que le phénomène de l’ionisation des gaz. A la suite de la découverte de la radio-activité par Becquerel, Pierre Curie avec sa femme Marie réussit à isoler le polonium et le radium. Les époux Curie reçurent avec Becquerel le prix Nobel de physique pour 1903.
Jusqu’aux travaux de Planck qui furent connus en 1900, nature corpus et nature ondulatoire semblaient incompatibles. Grâce à lui on fut amené à penser que la lumière, elle aussi, pouvait se présenter sous forme de grains bien localisés: les photons. C’est en 1900 que fut introduite cette notion qui rendait compte du rayonnement. Le photon ou grain, ou quantum d’énergie lumineuse se propage comme un véritable projectile à la vitesse de 300000 kilomètres/seconde dans le vide.
La théorie de Planck mit en accord les aspects à la fois corpusculaires et ondulatoires perceptibles à l’échelle des particules élémentaires. En 1905, Einstein met en évidence l’aspect corpusculaire de la lumière; en 1913, Niels Bohr les orbits discontinues des électrons, et plus tard la complémentarité onde-corpuscule. En 1919, Rutherford réalisa la première transmutation de l’atome et transformant de l’azote en oxygène au moyen d’un bombardement de particules alpha. C’est lui qui élabore le modèle de l’atome.
A l’image du système solaire selon lequel les électrons se trouveraient à des distances astronomiques du noyau et tourbillonneraient dans le vide. C’est également lui qui prédit l’existence du neutron, découvert en 1932 par Chadwick.
Einstein avait découvert l’aspect corpusculaire de la lumière, Louis de Broglie découvrit symétriquement l’aspect ondulatoire de la lumière. En 1924, il présenta sa thèse " Rercherches sur la théorie des quanta " où il conciliait les deux théories mathématiques de la lumière: celle de l’émission et celle des ondulatoires qui reçut une éclatante confirmation par les expériences de Davisson et Germer. Rappelons que le créateur de la mécanique ondulatoire fut aussi pendant la guerre 14-18 le créateur, avec le général Ferrié des premières émissions radio-télégraphiques de la tour Eiffel.
C’est pour concilier les deux hypothèses, autrefois opposées, des ondes et des photons, que Louis de Broglie a énoncé les principes de la mécanique ondulatoire: ondes et corpuscules sont les deux aspects complémentaires d’une même réalité.
L’année 1927 Pour Jean Guitton fut un sommet: "Elle marque le coup d’envoi de la philosophie méta réaliste (retenons ce terme). C’est l’année où Heisenberg expose son Principe d’incertitude, où le chanoine Lemaître exprime sa théorie sur l’expansion de l’univers, où Einstein proposa sa théorie du champs unitaire, où Teilhard de Cardin publie les premiers éléments de son œuvre. Et c’est l’année du congrès de Copenhague qui marque la fondation officielle de la théorie quantique (" Un Dieu et la science. " chez Grasset).
En 1933, Schrödinger, physicien autrichien, l’un des fondateurs de la mécanique quantique, recevait avec l’Anglais Paul Duac le prix Nobel de physique. De même que Rutherford avait prédit l’existence du neutron, Duac annonça l’électron positif, le Japonais Yukawa prophétisa les mésons, particules découvertes plus tard par Anderson et Neddermeyer, l’Autrichien Wolfgang Pauli et l’Italien Enrico Fermi prophétisèrent simultanément le neutrino qui fut expérimenté en 1953 par Reines et Corvan. Dernière des Quarante Glorieuses: 1935, James Chadwick reçut le prix Nobel de physique pour avoir, trois ans plus tôt, reconnu la matière du neutron.

Bien entendu, l’ère des grandes découvertes n’est pas close. Les grandioses conceptions de la lumière ont été étendues à la matière. Elles peuvent également être appliquées au corps subtil. Et le nouveau venu le neutrino a sans aucun doute beaucoup de choses à nous apprendre.
Le neutrino ne serait-il pas justement la prodigieuse particule qui permettrait d’expliquer à la fois la télépathie, les phénomènes paranormaux, l’existence du corps d’esprit et sa survivance. Le neutrino serait-il le point de jonction entre la matière et l’Esprit ? Serait-ce lui, le porteur de l’immortalité ?
Ses propriétés extraordinaires semblent la réponse. C’est une particule élémentaire, électriquement neutre, de masse nulle, qui se déplace à la vitesse de la lumière. Elle est capable de traverser tous les obstacles par exemple des écrans de plomb qui arrêtent toutes les autres.
Nous avons vu que ce mystérieux neutrino a été prédit dès 1930 par Enrico Fermi et par Wolfgang Pauli. Les deux physiciens auraient capté simultanément ce que le Docteur ès Sciences Olivier Costa de Beauregard appelle des ondes avancés qui proviennent du futur. Toujours est-il que le neutrino fut expérimenté en 1953 par Reines et Corvan.
"Les ondes émises sont la plupart du temps des ondes retardées, car elles nous parviennent avec un certain délai. Toute la connaissance que nous avons de l’univers nous arrive de ces ondes retardées."

Les ondes avancées proviennent-elles du futur ou du présent éternel?

Très intéressé par les phénomènes de voyance authentique, l’auteur du Temps déployé (aux éditions: Le Rocher) affirme que la précognition s’inscrit dans la révolution de la physique quantique. Pourquoi ne pas y inscrire aussi la télépathie, la psychométrie et les autres facultés paranormales ?

En résumé, les récentes et grandioses conceptions de la lumière ont été étendues à la matière et je voudrais bien qu’elles soient appliquées au corps métaphysique qui assure la vie, que ce soit en ce monde ou dans l’autre. Dans l’incarnation, le corps de lumière, dont le rayonnement nommé aura s’étend à quelques centimètres, est délimité par le corps physique qu’il imprègne en toutes ses parties comme l’eau imprègne l’éponge. Au moment de la mort et durant la Seconde Vie, les atomes qui le composent ne se dispersent pas dans l’espace. Ils demeurent attirés par une sorte de soleil central, organe spirituel nommé cœur sacré ou chakra du cœur.

 

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