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Jean Prieur (1914-2016)

Jean Prieur (1914-2016)

Jean Prieur a étudié les doctrines ésotériques et les phénomènes paranormaux à la fois en tant qu'historien et philosophe.


Que dire à ceux qui ont perdu un être cher:

Publié par Jean Prieur sur 16 Juillet 2005, 11:26am

Catégories : #Conférences

CELUI QUE VOUS AVEZ PERDU
N' EST PAS MORT
Par Jean Prieur

Celui que vous avez perdu n'est pas mort, il est ressuscité : il est vivant d'une autre vie. Il est ressuscité après une courte période de sommeil. Il est entré dans ce monde intermédiaire qui n'est pas ce que l'on dénomme enfer, qui n'est pas davantage le ciel, mais qui est une préparation à l'un ou à l'autre.

Comme la destruction ne peut agir que sur la matière, la mort n'a pas de prise sur ce qui est esprit ; or l'homme est esprit. Il est un esprit incarné dans un corps physique, qui baigne dans un autre corps appelé corps subtil ou corps métaphysique. C'est le corps métaphysique qui rend possible et pensable la survivance. C'est lui notre vrai corps, notre vraie forme. C'est lui qui est le support permanent de notre identité, de notre stabilité. Il n'y a pas d'esprit sans substance, il n'y a pas de substance sans forme. Celui que vous avez perdu n'est pas devenu vapeur, il subsiste en forme humaine, avec ses pensées, son libre-arbitre et ses sentiments.

Il n'est pas seul : ceux qui l'ont précédé sont venus l'accueillir. Il a retrouvé ceux qu'il a aimés, ceux qui l'ont aimé. Puis il ira rejoindre ceux qui lui ressemblent en vertu de cette loi d'affinité qui gouverne l'autre monde. Voici venir pour lui le temps des moissons, car le temps des semailles fut celui de la terre. Ce que l'homme a semé, il le récoltera. S'il a semé du bien, en pensées, en paroles, en actes, il récoltera de la lumière, donc de le joie. S'il a semé du mal, il sera dans les ténèbres, donc dans l'angoisse. Et s'il n'a fait ni bien, ni mal, il sera dans un état neutre, dans une sorte de grisaille qui n'est ni le bonheur, ni le malheur.

S'il est un enfant, les épreuves terrestres lui sont épargnées : son évolution se poursuivra et s'achèvera dans un environnement protégé.

Celui que pour un temps vous avez perdu sera jugé selon la justice. Il sera éclairé et guidé, une seconde chance lui sera offerte. Vous-même, en vous instruisant sur ces problèmes, en intercédant pour lui, vous pouvez l'aider dans sa progression. Pensez à lui comme à un être vivant, parlez de lui à ceux qui l'ont aimé, parlez-lui comme vous le faisiez sur la terre. L'indifférence et l'oubli seraient un assassinat.

Priez pour lui, priez avec lui, ce n'est que dans la spiritualité que vous pourrez le rejoindre.

S'il n'était pas chrétien, s'il n'était pas croyant, il est vivant quand même. La résurrection immédiate est pour tous les hommes, même pour ceux qui n'y croient pas. Ce n'est pas un fait religieux, c'est un fait naturel et universel, qui concerne les hommes de tous les temps et de toutes les races. Maintenant il sait, il voit qu'il existe une vie spirituelle et, constatant l'objectivité de l'esprit, il n'est plus loin de croire en Dieu.

Le Christ qu'il n'a pu ou qu'il n'a pas voulu connaître sur la terre, il le rencontrera s'il le veut, et il finira alors par comprendre qu'Il est le chemin de la vie éternelle et que nul ne vient au Père que par Lui.

Celui que vous avez perdu continue d'exister avec sa pensée, sa mémoire, son imagination, tout son acquis spirituel et affectif. Il n'a pu emporter que les biens invisibles, toutes ces choses qui ne sont pas en espace, mais en esprit : connaissances, souvenirs, désirs, sentiments. Il s'était ainsi constitué un trésor, disons un capital d'actions altruistes, de pensées positives. Son cœur, c'est-à-dire le centre, l'essentiel de sa personnalité, se trouve là où se trouve ce trésor.

Celui que vous avez connu vieilli, malade, handicapé, est désormais tel qu'il était dans la force de l'âge, bien portant et valide, si son mental est bon. Les infirmités sont restées dans le tombeau avec le corps physique.

Il est un refrain que l'on entend souvent : "Personne n'est revenu de l'Au-delà pour nous dire ce qui en est !" Cette phrase n'est pas nouvelle, on la trouve déjà dans les textes égyptiens et grecs. Le matérialisme et le scepticisme sont vieux comme le monde. Certes, personne n'est revenu dans son corps physique, détruit à jamais, mais certains sont revenus en leur corps spirituel et en esprit. Ils sont apparus à ceux dont les yeux spirituels sont ouverts. Ils ont parlé en songe, ils ont dicté des messages où ils affirment qu'ils sont vivants, plus vivants que jamais. Ils ont confirmé ce qui est dans les Écritures. Il n'ont pas fourni beaucoup de détails, mais ils ont dit l'essentiel. Et cet essentiel consiste en sept points :

1) Paternité universelle de Dieu, d'où devrait découler la fraternité universelle des hommes, en ce monde et dans l'autre.

2) Unité structurelle du cosmos, qui se traduit notamment par l'existence d'un corps subtil chez les végétaux, les animaux, les hommes et les esprits. Interdépendance et solidarité de toutes les parties de la Création.

3) Résurrection immédiate en forme humaine dans un monde spirituel substantiel.

4) Survivance personnelle, consciente, active, évolutive. Survivance qui est un état provisoire, et qui conduit soit à la seconde mort, soit à la vie éternelle.

5) Libre-arbitre, donc discernement entre le bien et le mal, donc responsabilité en ce monde et dans l'autre.

6) Importance du lien d'amour, en ce monde et dans l'autre ; lien horizontal entre les règnes visibles ; lien vertical entre les règnes visibles et les royaumes invisibles.

7) Immortalité promise à ceux qui ont gardé les paroles du Christ, ou qui, sans le connaître, ont pratiqué ses commandements.

Celui que vous avez perdu n'est pas perdu, s'il a été de bonne volonté, s'il s'est efforcé de mettre en pratique ce qu'il croyait être le bien et le vrai. Il est en bon chemin, il est en marche vers Celui qui a les paroles de la vie éternelle.
A qui d'autre irait-il ? A qui d'autre iriez-vous ? A qui d'autre irions-nous ?

 

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